Stupid mess and thoughs of ivory skies?

Il est 15h34. Cette jolie voix qui me réveille, familièrement usée et enjouée, ce ton rauque, ce son morne, et le flou complet dans lequel j'évolue soudain, c'est vraiment le même, ce n'était qu'il y a quelques mois. Il faut se presser, descendre du train, trainer les sacs. Voilà la Gare du Nord, nous voilà réunis ; j'aimerais tant avoir un interlocuteur fixe à qui décrire le vertige de se trouver seul sur ce quai, le même quai, quelqu'un que j'appellerais tu, de jeter alentour des regards imprécis, sur les gens, sur mes mains débordées et encore sur l'heure ... Avec cette impression irréelle lorsqu'on sort d'un rêve et qu'autour de soi tout le monde est dramatiquement actif. J'ai évité de regarder le petit renfoncement où la plus belle m'avait attendu ; je n'ai pas pu esquiver l'image que tu m'avais laissé. Affalée. Absorbée. Blanche et creuse, douce et désordonnée, qu'est-ce que je pourrais aimer d'autre?
OUBLIé. Etreintes et chaleurs de chacun, vos airs mélancoliques face à moi, en plongée, la gêne du silence puis l'habitude qui remonte, s'étend, se répandant en salves de frénésie et d'éclats de rire. Putain, je me sens vieux, il fait noir, j'ai fini mon paquet de clope, je suis seul dans cette pièce qui sens la vie, mais qui s'est figée, et j'attend. Encore, et je laisse aux liens du sang le soin de l'attirer.
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# Posté le jeudi 27 août 2009 15:56

Never Mind The Great Odaliks.

Dans le grans désert affectif où je me trouve, j'aurais au moins appris comment une entreprise fait pour faire des profits sans le dire, et je vous le dirais pas.
ZUTZUT!!







Pour ceux que ca intéresse, je reviens à Paris du 28 au 3, sachant que je n'ai pas moyen de sortir du studio ni de fumer la moindre *cigarette. Quelqu'un pourrait le dire à Marguerite à part ma soeur svp? (oui, cet article ne servait qu'à ca.)
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# Posté le dimanche 23 août 2009 14:31

You're a fever, je fond de sueur à ton odeur.

J'en ai putain de trop marre de dire je.

Si Mr Jackson est un héro de la tolérance "inter-raciale" (comme on dit), Mimi Mathy doit dépasser Parker d'une tête ou deux ... La flemme de dévellopper l'idée, mais le faut-il vraiment? Si Sarkozy a la patate, j'ai la banane.
Que se passe-t-il, je suis amoureux de ma femme !?
Et ça fait marrer.
Sortez-moi de cette Floride bronzée-lisse-et-propre, de ces abstinances infantiles ; l'alcool, les drogues, ça passe. Rendez moi simplement le train de vie normal, et la vie sociale. Laissez-moi parler français. Epargnez-moi le blabla économiste!
Paris demain, peut-être.
B U R N I N G
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# Posté le jeudi 06 août 2009 19:40

As Roy's soul left his body, we all said a silent prayer ; it drifted up to heaven and left a hole in the ozone layer.

Si je suis parfois impulsif (et si, me direz vous, je dis souvent je), parfois la rancune viens, lentement, et sournoisement, s'insinuer dans mon cortex pariétal (ou quelque chose comme ça). Bon ça m'arrive de décliner avec lyrisme des phrases artistes qui touchent au fond du coeur le nerf somatique, mais les espèces de moineaux au ventre béat et à la narine pleine, selon eux, m'exaspèrent bien plus souvent.

Ce sont des jeunes personnes, pas beaucoup moins que moi (ni beaucoup plus), serrées, corsetées du goût du bizarre à tout prix et du regard amusé. Autour de la tête flotte l'ego, et l'aine brille de son verni lustré. Ils ont entre les mains des crayons, des plumes, des perles ou caméras, et chantent d'un beau ramage leur démarche artistique. Au regard de leurs petites inventions leur apparence surpasse le statut d'artistes, et le carton à dessin, le pavé conceptuel, et surtout l'accoutrement mystique sont leurs emblèmes. Finalement devant les sourires et les hourras, ils finissent par montrer leur sublime talent, caché avec modestie derrière une imagination atrophiée et un charisme vicieux, et se placent théâtralement devant l'oeuvre d'un effort mesuré, le cachant de leurs deux bras ouverts et d'un torse bombé ... Je les contemple niaisement ; je pouffe.


A part ces digressions, je vous rassure chers amis que je ne revois pas mon style et je passe le bonjour à ceux qui le veulent bien. (et qui me manquent)

# Posté le dimanche 26 avril 2009 09:25

Je suis loin, je suis con, je suis vieux, je pleure si je veux.

Peut-être que je ne parle que d'elle. Peut-être.
N'empêche que tu me donnes envie de nous unir, sales gosses, échevelés, chasseurs de mentholées, de bouger mon cul et de conquérir le petit monde poussiéreux de mes insomnies qui me donnaient avant tant de peines et d'inquiétudes, de lire, danser, chanter avec une voix de fausset, de te croire, de te consommer jusqu'à ta plus simple substance, fumer tes cheveux roussis, sucer ton nez bossu, croquer des yeux et, une dernière fois, enduire jusqu'à ce qu'il disparaisse ton petit corps de cendres alors que tu m'infliges les mêmes souffrances ; tu me donnes envie de vivre et d'écouter, comprendre et aimer, d'améliorer la moindre parcelle de mon être pour te mériter, toi et ta logique ingénue, touffue, fouillis et si juste, tes sarcasmes au quarante-huitième degré et quelques, de réduire à moins que rien les imbéciles qui ne t'ont pas compris, de devenir surmoi, d'être sans paraître, comme toi et tes semblables, de tuer le chat et trouver dans son ventre la souris qui dormait ; d'arrêter tout, même si c'est contradictoire, d'être un paradoxe et un idiot parvenu, de boire une limonade fraîche encore, encore, encore, de me jeter, encore une fois, dans tes bras sans force, dans ton visage sans couleur, dans tes cheveux emmêlés, comme une petite morte mollasse, une petite morte moralisatrice et insupportable, qui déformerait son visage comme toujours à l'extrême, plutôt qu'expliquer par des mots son sentiment ; tu me donnes encore et toujours, comme au premier jour, d'explorer jusqu'au bout ta petite personne, même si tu me l'a déjà déroulée, gentillement, tranquillement, de te découvrir encore et encore, et encore et encore, de te parler simplement, te comprendre, t'élucider, et de boire, comme toujours, cette foutue limonade qui me débectait tant, de dessiner avec toi, d'inventer des histoires pourtant pleines de sens, libérés et concrets du fait de nos isolement, de regarder la fumée qui entrait directement par tes narines quand je te défiais, d'écouter pour toujours la petite voix qui répétait "J'ai tant de chance, j'ai tant de chance.", au fond d'un bistrot qui ressemblait à ma chambre, au fond de ta petite chambre puante et surchargée, près de ton mur, de ton chat, de ta main et ton piano, de t'écouter toujours autant, de pleurer encore une fois dans ton cou quand tu pleures dans le mien ; tu me donnes envie de pardonner sans hauteur, à Théo qui t'aimait, aux autres quoi qu'ils pensent, de contredire tout toujours comme tu le faisais, d'être tout comme toi ; tu m'as donné tellement d'envies et de moments, silencieux et corrosifs, de reconnaissances et de compréhensions, tu m'as donné envie d'aimer tout ces amis que tu perdais autant que tu les aimais, et de comprendre, comme tu le faisais, les schémas divers et complexes des gens qui m'entourent, et envie, forcément, de te remercier de m'avoir laissé te comprendre. Je m'en fous que personne ne lise rien nulle part si toi tu lis tout ça. Je suis parti à cause de la solitude et j'avais bien tord ; ici il me semble que personne jamais n'aura de liens si forts avec moi, je suis parti par solitude mais je n'ai besoin que de toi. Est-ce que c'est trop direct pour toi de te dire que tu me manques, terriblement, atrocement ; sans doute. Et je sais bien que je te fais souffrir en écrivant cela, et je sais bien que ça ne te dérange pas. Je rejoins apparemment donc la longue liste de tes amis perdus, mais à part ta Margot, je vais être un des seuls qui te dira pour toujours qu'il t'aime, quoi que tu deviennes, parce qu'en un an je t'ai plus aimé que les plus grandes et plus vieilles connaissances de ma vie.
Et plus tard, quand on sera grands, on se mariera.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:52